Les grandes lignes qui ont été rapportées tournent autour de trois propositions principales qu’elle porte pour la politique du logement :
Retrait de l’encadrement des loyers
Elle est défavorable à l’encadrement administratif des loyers. Logique défendue : l’encadrement décourage l’investissement locatif privé, assèche l’offre et finit par nuire aux locataires (moins de biens disponibles, moindre qualité, contournements).
Elle plaide donc pour un retour à un marché plus libre, avec d’autres outils pour protéger les locataires (aides ciblées, régulation des abus, etc.), plutôt qu’un plafonnement généralisé.
Fin du “logement social à vie”
Pour Florence Portelli, le logement social ne doit pas être un statut figé, mais un dispositif de transition pour accompagner les ménages les plus modestes. Idée clé : revoir régulièrement la situation des locataires (revenus, composition familiale, etc.) et, quand la situation le permet, organiser une sortie progressive du parc social (accès au parc privé, accession à la propriété, logement intermédiaire…).
L’objectif affiché est de libérer des logements sociaux pour ceux qui en ont le plus besoin et recréer un parcours résidentiel” plutôt qu’un droit acquis à vie.
Retour de dispositifs fiscaux type PINEL pour encourager l’offre de logements
La Maire soutient le retour de mécanismes fiscaux inspirés du Pinel pour relancer l’investissement locatif neuf et redonner de la visibilité et de l’attractivité aux investisseurs privés afin d’augmenter l’offre locative, notamment dans les zones tendues.
Dans le même esprit, elle est favorable à :
– des dispositifs fiscaux incitatifs pour la construction ou la rénovation de logements à loyers maîtrisés ;
– l’intégration du logement locatif intermédiaire (LLI) dans les dispositifs liés au logement social, afin d’élargir la palette de solutions entre le parc social classique et le marché totalement libre.
En toile de fond, elle insiste aussi sur une idée forte : un ministère du logement directement rattaché au Premier Ministre avec un pouvoir de décision budgétaire. Dans la configuration actuelle c’est Bercy qui commande le budget du logement, en privilégiant la réduction des dépenses plutôt qu’une dynamique de relance.